Chanter dans les églises ?

Préambule d'Alain

 

 

Chanter dans les Églises...

mais pourquoi ?

 

 https://youtu.be/jmyBKxXa6Ew

 

 (Si vous souhaitez accéder à la version audio-visuelle, cliquez sur le lien ci-dessus)

 

Dès que j’ai su que c'était vrai, que Dieu existait vraiment et que ce n'était ni une légende, ni un piège à grenouilles de bénitiers, j'ai bien vite cherché à me rapprocher de mon église, de cette église catholique dans laquelle, nouveau-né, j’avais un jour été baptisé.

 

Et c’est alors que je me suis mis à me poser un tas de questions. Car je croyais, moi, que ceux qui vont à la Messe chaque dimanche étaient, pour le moins, croyants. Je pensais que Dieu n’était pas pour eux quelqu’un qu’on classe dans le secondaire de la vie mais qu’au contraire Il en était le centre.

Comme je me trompais !

 

Certes, il y avait bien ceux dont on disait qu’ils avaient la « foi du charbonnier » et qu’il fallait les accepter tels qu’ils étaient sans leur poser la moindre question.

Mais il y en avait aussi un tas d’autres qui pratiquaient régulièrement leur religion, et pour qui il eût été indécent d’évoquer avec eux LA seule question de l’existence de Dieu. Parmi eux, une brave dame ne m’avait-elle pas dit un jour :

« Oh mon bon monsieur, si je vous vois encore dans dix ans aussi croyant que vous l’êtes, eh bien... moi aussi je croirai ! »

Et comme interloqué je lui demandais :

« Mais, madame, ne m’avez-vous pas dit que vous faisiez le catéchisme ? »... elle m’a répondu le plus simplement du monde et comme si la chose était naturelle : « Bien sûr que je le fais, et alors ! »

Et là, je suis resté sans voix.

 

Ainsi était-il donc possible de faire le catéchisme aux petits enfants sans avoir la foi ?

Ainsi était-il possible d’aller à la Messe et de réciter des prières sans vraiment y croire ?

Hélas, la dame n’était pas la seule dans ce cas-là, je l’appris chaque jour un peu plus à mes dépens.

 

De là m’est venue cette souffrance intérieure profonde que je ne pouvais partager qu'avec celles et ceux qui avaient fait la même expérience que moi (expérience d'une "conversion").

 

Jusqu’au jour où, avec mon frère Philippe, nous avons eu l'idée des « soirées chants-témoignages ».

Le but en était simple : Amener les participants à se poser des questions... de sorte que, petit à petit, vienne en eux LA seule et vraie question qui vaille le coup d'être posée, celle de l’essentiel (Essence-Ciel, c’est-à-dire : Dieu). Et le faire à la façon d’un Socrate, au moyen d’une maïeutique (art d’accoucher les esprits)…

 

Cette question une fois posée, nous étions pratiquement sûrs que la réponse viendrait forcément un jour car... n'est-il pas dit :

                              « Qui cherche trouve ! » (Matthieu 7:8)

   

Et c'est la Providence qui nous a ensuite amenés à rencontrer l'Aide à l'Eglise en Détresse, cette oeuvre d'Eglise remarquable à qui nous avons décidé de reverser systématiquement le produit des quêtes réalisées à l'occasion de nos soirées "chants-témoignages".

 

 

 

                                                                                                                                                                 Alain