20 - Fin de la soirée

  

 

http://youtu.be/zkN0awsXinE

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Dominique était sur son lit de mort, il savait qu'il allait mourir ; mais lui n'était pas triste du tout. Au contraire, son visage rayonnait. Bien sûr, son papa et sa maman, autour de lui, pleuraient. On les comprend et c'est normal. Mais lui n'était pas triste.

Et voilà que tout à coup il se met à dire : « Adieu mon cher papa, adieu. Monsieur le curé voulait encore me dire quelque chose tout à l'heure, mais je ne me souviens plus. Et puis soudain il se tait... et il regarde devant lui.

« Oh ! Que c'est beau ! dit-il, que c'est beau ce que je vois ! »

Et il meurt. Paisiblement.

Oui, c'est vrai que Dominique Savio est mort dans la joie : Il n'avait pas peur de mourir.

Vous allez me dire : « C'est une exception ! » Non, ce n'est pas une exception. Des petits Dominique Savio, vous savez qu'il y en a beaucoup dans le monde ?

Et il y en a encore aujourd'hui.

Mais je remonterai au début de ce siècle.

Une petite fille qui s'appelait Nelly Organ.(2) Elle était encore plus jeune que le petit Dominique. Elle avait 4 ans ½, la petite poupée. A 4 ans ½, elle disait déjà des choses extraordinaires. C'était une petite sainte. Par exemple, quand elle voyait des petits enfants qui jouaient devant elle, elle disait :

« Oh ! Moi je suis contente de voir que les petits enfants du Dieu saint s'amusent... »

Les petits enfants du Dieu Saint ! à 4 ans ½ !

Ou alors elle avait cette parole – et pourtant elle n'était pas théologienne la petite Nelly, à 4 ans ½ – elle disait :

« C'est le Dieu Saint qui fait les prêtres Saints et les religieuses Saintes ! »

Elle avait compris, elle, que bien sûr il faut peut-être un peu de volonté pour devenir Saint, mais surtout que c'est Dieu qui fait les Saints : La sainteté vient de Dieu seul, et non pas de nos propres forces.

A 4 ans ½, elle, elle avait compris ce qu'est la grâce divine.

Tout cela pour vous dire que notre petite Nelly a eu presque la même fin que Dominique.

Elle était gravement malade, elle le savait. Elle était proche de mourir et un soir vers trois heures, voilà que tout à coup elle se dresse sur son lit, se relève et puis regarde devant elle... comme s'il y avait quelqu'un dans l'invisible. Elle suit alors du regard ce quelqu'un qu'elle voit... et meurt aussitôt, paisiblement.

Petite Nelly.  4 ans ½ ! Morte dans la joie. Morte dans la paix.

Vous allez me dire : « C'est encore une exception ! »

Non, ce n'est pas une exception. Il n'y a pas si longtemps – trente ans – un petit garçon qui s'appelle  Gilles Bouhours...(3) Vous en avez peut être entendu parler. Un petit garçon qui, lui aussi, était gravement malade. Il allait mourir. Il appelle sa sœur, sa sœur Thérèse. Il lui dit : « Oh ! Va vite, va vite dire à papa et maman qu'ils viennent car je suis entrain de m'étouffer. » Alors, à ceux-ci qui accourent, il dit :

« Je vais mourir, mais ne pleurez pas, moi je suis bien, moi je suis content. »

Puis, les mains jointes, il poursuit :

« Mon Dieu, je vous demande pardon. Je vous demande pardon de tous mes péchés, de tous mes péchés... de tous mes péchés... » (il insiste). Et puis il récite son acte de contrition et, à sa sœur qui bien sûr est en larmes, il dit encore :   « Thérèse, ne pleure pas... »

Puis, ouvrant ses bras, il...

...

L'enregistrement de ce récit arrive hélas en bout de piste...

 

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    Avec toutes les excuses d'Alain et Philippe : rassurez-vous, la suite sera, bien visible cette fois, de l'autre côté du voile...

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