Musiciens de l'Evangile

   Comme Philippe et Alain, avant leur conversion, avaient été musiciens dans des orchestres de variété, ils se sont dit un jour :

        "Pourquoi n'utiliserions-nous pas nos dons artistiques pour la cause de l’Évangile ?"

 

    Rapidement, ils ont mis sur pieds un petit récital, le groupe de prières dont ils faisaient partie s'est lui aussi joint à eux, puis ils ont commencé leurs soirées de "chants-témoignages". 

Mais bien qu'ils n'aient alors décidé de n'accepter aucun don pour eux-mêmes, c'est un prêtre qui, rapîdement, a insisté pour qu'à la fin de chaque récital ils fassent au moins une petite quête au profit d'une œuvre.

 

Restait à déterminer quelle serait cette œuvre. 

 

Ils avaient bien en tête certaines associations ou fondations connues, dont les noms ne seront pas cités ici car elles existent encore, mais celles-ci, trop progressistes à leurs yeux, ne répondaient pas à leurs attentes. Par contre, sans qu'ils aient eu à réfléchir bien longtemps, c'est l'Aide à l’Église à Détresse qui a retenu leurs suffrages.

 

Ils ont alors pris contact avec le Siège National situé dans la région parisienne, à Mareil Marly, lequel les a ensuite redirigés vers son bureau régional de Metz.

 

Et ils n'ont pas été déçus car ils ont rencontré Didier Rance... lequel, à l'époque, n'était encore ni Diacre, ni Directeur National, mais qui était déjà l'être exceptionnel de foi, de connaissance et aussi de cœur qu'ils ont découvert par la suite. Avec son Doctorat d'histoire et bien d'autres diplômes, non seulement Didier n'avait aucune secrétaire dans sa délégation, mais il était moins bien payé qu'eux. A l'AED, un délégué régional ne gagnait alors pas plus que le SMIC...

 

    Mais comme dans cette oeuvre d'église mondialement connue il fallait montrer patte blanche avant de faire partie de la famille, Didier est venu en personne de Metz les écouter chanter. Cela se passait dans l'église paroissiale de Rocquigny (Ardennes) ; et c'est à la suite de cette soirée que Didier leur a donné son "feu vert" et qu'ils ont poursuivi leurs veillées dans les églises champardennaises, récoltant à chaque fois des fonds qu'ils adressaient toujours scrupuleusement à l'oeuvre de l'Aide à l'Eglise en Détresse.

 

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